Catégories
La Lettre interstellaire

Le feu sacré

Sentez-vous l’arrivée du printemps ? La sève qui monte dans les arbres comme dans nos veines ? Là où je vis, nous avons un soleil radieux et un ciel azur depuis plusieurs jours. Les primevères, les crocus et les pissenlits commencent à émerger des prés qui retrouvent peu à peu leur verte couleur. En médecine chinoise, le début du printemps se situe plutôt aux alentours d’Imbolc (sabbat du 2 février) et à l’équinoxe de printemps (21 mars) nous sommes en fait pleinement dans son énergie. C’est le temps de la Jeune Fille qui vient, celle qui met dans la matière la Grande Vision qui a émergé pendant l’hiver avec la Femme Sage. Comment notre énergie vit-elle dans ce temps et cet espace ?

Catégories
La Lettre interstellaire

Et si on s’impliquait vraiment ?

Pour celleux qui sont sur les réseaux sociaux, je ne sais pas si vous le sentez aussi, mais j’ai l’impression que le vent est en train de tourner. Que se passe t’il ? J’ai la sensation que c’est la même chose que ce qui se passe plus globalement dans la société : on ne s’implique plus assez.

Catégories
La Lettre interstellaire

Anti-voeux

Promis, ce n’est pas à cause de mon côté contestataire que je ne me plie pas au traditionnel exercice des voeux de début d’année. Bien sûr, je vous souhaite une excellente année 2022 avec l’espoir qu’elle advienne par chacun•e d’entre nous. C’est 1 voeu. Pour les autres voeux, j’ai envie de vous laisser connecter à vos propres besoins et désirs. 

Catégories
La Lettre interstellaire

Le vide.

Globalement nous sommes tous•tes fatigué•es. De ces 2 ans de contexte sanitaire anxiogène, de restrictions de nos libertés, de questionnements sociétaux et existentiels, de peurs pour notre santé, notre job, nos enfants… Nous sommes collectivement éreinté•es et nous avons de bonnes raisons de l’être.

Catégories
La Lettre interstellaire

Donner et recevoir

Les fêtes de fin d’année s’approchent à coups de papillotes en tête de gondole et de catalogues de jouets qui débordent des boîtes aux lettres. Notre société nous pousse à la surconsommation en nous promettant que si on le fait, on sera quelqu’un•e de bien, de généreux•se, d’attentionné•e, d’aimant•e. Alors on en fait plus : plus d’offres, plus de cadeaux, plus de présence…

Un toujours plus collectif qui nous met souvent dans le toujours moins personnel.

Car avec les fêtes de fin d’année arrivent le temps de l’hiver, le temps de la Femme Sage. Nos corps réclament l’hibernation, notre esprit l’intériorité. Pourtant, nos ancêtres fêtaient déjà ce passage à travers le partage des récolte, d’un repas, de présents… Nous avons aussi l’élan de retrouver nos proches que l’on ne voit pas souvent, de se délecter de bons repas, de relâcher le rythme du quotidien. Quelle posture juste adopter ? Dans tous les aspects de sa vie d’ailleurs. A mon sens, celle du donner et du recevoir.

Trop souvent, l’envie de bien faire nous éloigne de celui de nous faire du bien.

Une cruche vide n’étanche pas une soif. Dans la nature, le début de l’hiver est le temps du ressourcement. Alors posons-nous la question de ce qui nous ressource vraiment ? Ce qui met de l’eau à notre source ? J’ai appris il y a peu la « vraie » différence entre personnes extraverties et introverties : les premières ont besoin de contact pour se ressourcer, les autres ont besoin de solitude. Cela ne veut pas dire que les extraverti•es détestent la solitude et les introverti•es les autres.

Il s’agit plutôt d’un équilibre entre ce que je peux donner et ce qui me fait du bien de recevoir.

Il y a quelques jours, ma fille de 5 ans m’a avoué avoir dit qu’elle aimait un vêtement qu’on lui avait acheté pour ne pas faire de la peine à la personne qui lui avait offert. Nous internalisons si jeune de faire passer les désirs et les émotions des autres avant les nôtres ! Pourtant cette personne lui aurait échangé de bon coeur si le vêtement ne plaisait pas. 

Faisons confiance à l’Autre dans sa capacité à recevoir notre vérité dite avec le coeur (et non avec des reproches). C’est très difficile au vu de notre éducation collective mais c’est cela donner sa vérité, même si c’est un « non ». A des propositions, des traditions, des « il faut »…

Puis acceptons aussi de recevoir : de l’aide, des cadeaux, plus qu’on ne l’espérait. Pour certaines personnes (moi clairement) c’est plus difficile d’accepter de recevoir que de donner. Mais ce n’est pas plus noble car cela me dessert et par conséquent me rend moins apte à donner par la suite. C’est ce que nous apprend la reconnexion à notre féminin : apprendre à accueillir et à se respecter dans ses limites.

Donner est la force du masculin, recevoir celui du féminin :  C’est ça être complèt•e, généreux•se, aimant•e et attentionné•e., pour les autres et pour soi.

Catégories
La Lettre interstellaire

La traversée de l’ombre

Je crois que je n’ai pas  vécu un automne aussi intense depuis longtemps (et on est à peine à la moitié ! Je vais ensuite m’enchaîner un transit sur mon Mars et ma Vénus. Les passionnés d’astro savent ;). Avec une intensité intérieure et non extérieure. C’est très singulier comme sensation. Je n’ai pas rencontré d’évènements ou de difficultés majeurs, non c’est en moi que cela se joue.

Comme si ma carte intérieure était en train de bouger et que je savais qu’il n’y avait pas de retour possible.

Ma façon de percevoir le monde, les situations, les autres, les pensées, les sensations est chamboulée car elle n’a plus de repères. Avant je savais que je ne savais rien. Maintenant je sens que je ne sais rien. C’est clairement déstabilisant.

Comme si je voyais ce que je ne suis pas, sans voir encore ce que je suis. Le néant entre les 2 rives.  Mode Inception activé.

C’est le travail que nous propose l’automne et plus particulièrement la saison du Scorpion, qu’on le veuille ou non à vrai dire. Parfois ce sont des simples prises de conscience qu’on n’avait pas eu auparavant. Parfois ce sont des évènements difficiles qui s’imposent comme des miroirs pour nous révéler la vérité. Et là, il faut accepter de voir ce qu’on ne veut pas voir. Nos failles, nos pensées limitantes, nos émotions emprisonnantes. Je me suis longtemps pas sentie en résonance avec le concept de « shadow work », ce travail à faire sur nos parts d’ombre. En fait, je le reliais à des choses très hard, comme une addiction, une violence, une relation toxique, des traumas, etc… J’ai cette grande chance de ne pas traverser cela.

Mais des parts d’ombre, j’en ai bien sur.

Je les observe maintenant sous ma douche quand je repense à une situation qui m’a mise en colère, où j’ai été dans le jugement, où je pensais avoir raison. Je regarde et j’interroge : « Pourquoi je ressens cela ? », « ‘Qu’est-ce-qui fait miroir ? », « Qu’est-ce-que cela touche chez moi?’, »Quel est le pourquoi profond ? » … Et à cet endroit, je peux voir que tout vient de moi.

Que je créé cette ombre à partir de mes peurs.

Que mon mental tente de me protéger en renvoyant la faute sur l’autre. Mais si je vois cela, alors ce n’est pas moi. Il y a ces pensées, ces émotions qui sont bien là mais qui disparaissent si je leur donne la juste place : celles de messagères. Je les écoute, je les vois puis je prends ma responsabilité et je reviens dans ma lumière. Je m’entoure de mon féminin maternel, je me rassure, je me pardonne, je ris de moi aussi. Puis s’il le faut, j’agis pour ne plus tomber là-dedans. 

Ce n’est pas facile. La peur est une émotion extrêmement puissante.

La plupart du temps, elle nous fige, nous fait fuir ou nous réagir. A ces endroits, difficile d’avoir l’énergie de la prise de recul. Comme un muscle, elle s’entraîne et plus on l’observe, plus on la voit arriver de loin. Ce n’est pas un chemin d’ascension linéaire, il y a des retours en arrière, des oublis, des fois où ça rate et où on (je m’) s’en veu(x)t.  D’ailleurs je sens bien que mon chemin avec cela n’est pas totalement fini, mais c’est là où j’en suis. Je me reconnais et me remercie pour la traversée.

J’accepte que la guérison est un cycle et non un tour de magie.

Accueillir toujours plus. Accepter toujours plus. Avancer toujours plus. 

Catégories
La Lettre interstellaire

Etre sur son X

Cela fait longtemps maintenant que je chemine. 10 ans en fait. En 2011, je me demandais ce pour quoi j’étais faite, où étais ma route, ma destination. Je ne pouvais pas imaginer où j’en serai aujourd’hui et pourtant c’était bien mon chemin.

Catégories
La Lettre interstellaire

My life. My rules.

Nous sommes de plus en plus nombreux.ses à être en quête de sens dans nos vies.  Un sens à notre métier, à nos relations, à notre présence. Pourquoi sommes-nous ici ? A quoi tout cela sert-il ? J’ai longtemps cherché ma mission de vie : ce pourquoi je suis parfaitement faite, qui me rendrait pleinement heureuse et qui apporterait ma contribution lumineuse à ce monde. Un gros programme.

Catégories
La Lettre interstellaire

Je ne sais rien.

Plus j’avance et moins je sais qui je suis. Ou plutôt moins j’arrive à me mettre des étiquettes, à me donner une profession, des postures…  Je ne sais plus.

Catégories
La Lettre interstellaire

Choisir l’expansion

Je pouvais pas imaginer les changements qu’allaient provoquer mon changement de lieu de vie à l’intérieur de moi. J’ai vécu des nuits au sommeil agité, des sensations corporelles fortes, des prises de conscience fulgurantes, des reconnexions multi-dimensionnelles… L’intégration devait s’opérer et j’ai décidé de lui laisser le maximum d’espace pour pleine entrer dans une nouvelle phase de vie.