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Les mots sacrés

Aide-toi et le ciel t’aidera

Ah ce fichu syndrome de l’imposteur ! Je connais bien cette sensation, ce doute permanent qui peut être paralysant. Je l’ai senti également chez un grand nombre des formé•es et des femmes que je guide dans l’holipreneuriat. Mon dieu, mais pourquoi nous trouvons-nous si illégitime ? Qui ou quoi nous en empêche vraiment ? Souvent les mots que l’on a pu entendre, mais souvent aussi c’est personne d’autre que nous-même et notre peur d’échouer, de nous sentir jugé•e. Alors STOP.

Depuis le début de l’année, je navigue dans les hautes eaux du féminin : la conception de deux formations sur le sujet, l’écriture d’un livre, le lancement des guidances… Au coeur de l’hiver, tout ceci m’a emmené dans un espace très yin, fait d’intuition et de créativité, de temps longs et de transmissions. Ma Femme Sage et mon Enchanteresse, main dans la main, dans leur libre expression. J’ai également ouvert un autre espace à l’intérieur de moi : celle de la formatrice et la mentore. Et autant vous dire que mon Chiron en Gémeaux (marqueur astrologique d’une blessure primaire liée à l’expression) n’était pas hyper à l’aise dans l’exercice. Ce doute permanent sur la légitimité de mon savoir, de mon positionnement, de ma façon d’aborder les choses : est-ce assez ? est-ce intéressant ? est-ce la demande ? Mon féminin ne m’aidait pas dans cet espace. J’ai fait alors appel à mon masculin, droit et rugissant.

Ma recette pour en finir avec le syndrôme de l’imposteur.

  1. Agis !

Tant que je ne me sentais pas à ma place en tant que formatrice ou guide, je ne pouvais pas l’être. Je restais bloquée au stade des pensées, des projections, des idées que je m’en faisais. On peut se créer tout plein d’excuses qui trouvent de belles justifications dans notre passé. « Ca s’est déjà passé comme ça donc ça peut se reproduire ! », « Je ne l’ai jamais fait, comment je peux savoir si j’y arriverais? » Mais la vérité c’est que le futur reste à écrire et que tout se passe dans le présent. Si je n’agis pas, il ne se passe rien. Aide-toi et le Ciel t’aidera.

Invoquer son énergie masculin dans cet espace, c’est appeler sa force motrice, sa volonté, sa détermination.

On quitte le monde des idées pour celui des actions. La mise en oeuvre la mieux dirigée sera toujours celle qui viendra de l’intuition (féminin) et qui deviendra matérielle (masculin). Sans cela, nous restons dans la passivité, dans les « ah si… », dans les « j’aimerais bien. ». Rien n’advient à cet endroit. Nous avons également besoin de notre énergie masculine pour créer qui nous sommes, le mettre au monde. C’est cet élan du soleil qui se lève au matin, la promesse de la journée qui s’annonce, l’énergie qui remonte après le silence de l’hiver. Nous voyons les bourgeons au bout des branches d’arbres comme prêts à exploser de vitalité. Nous avons aussi cette énergie en nous. Réveillons-la, honorons-la, faisons-lui de la place pour nous amener à nous réaliser. L’objectif n’est pas de partir tout azimut, le féminin reste présent, gardien de nos rythmes, de nos désirs, de nos dons. Nous nous fixons nos priorités, les élans que notre coeur et nous nous lançons !

Ce que m’a appris ce saut dans le vide de proposer 3 nouvelles offres, c’est qu’une partie de nous sait ce qui est juste. Seulement elle murmure, il faut donc être bien à l’écoute de ses messages. En expérimentant ces nouveaux espaces, je me rends compte que je suis à l’aise, qu’il y a de l’évidence et que c’est facile pour moi. Travailler sans effort, c’est une bien belle découverte pour la Capricorne que je suis. Mais c’était là, juste derrière le syndrome de l’imposteur.

2. Ecoute les autres

Alors à l’heure des concepts mis en avant comme l’intuition et la souveraineté (que je chéris également), conseiller d’écouter les autres peut sembler assez déroutant. C’est pourtant ce qui m’a permis de me lancer. Car j’ai bien dit écouter ! Et non croire et suivre aveuglément. Je précise aussi qu’il faut écouter les personnes lumineuses autour de nous, désintéressées et qui nous veulent du bien.

Parfois on a besoin que quelqu’un (voire plusieurs personnes) nous fasse un retour, nous montre cette voie qu’on avait pas vu, nous rassure dans nos compétences et nos talents. J’en ai eu vraiment besoin et ces personnes m’ont fait beaucoup de bien. Pourquoi ? Parce que le syndrome de l’imposteur n’existe qu’à l’intérieur de nous, de nos pensées.

Dès qu’on partage notre syndrome de l’imposteur auprès des bonnes personnes, on voit bien qu’il n’a pas foule de bons arguments.

De plus, l’autre peut nous montrer une autre voie, une nouvelle idée… Parlons plus de nos projets, de nos envies. On peut facilement peur de se faire piquer une idée, mais la vérité c’est qu’une même idée émerge chez plusieurs personnes en même temps dans le monde. L’important c’est sa mise en oeuvre, sinon ça ne reste qu’une idée !

S’entendre dire plusieurs fois la même chose par des personnes différentes aide vraiment à se rendre compte de la réalité de ce que nous émettons, de ce qui nous rend unique. Parfois dans la vie, nous n’avons pas ces belles personnes autour de nous, ça m’est aussi arrivé. C’est aussi pour cela que j’ai ouvert les guidances et le mentorat : pour redonner ce qu’on m’a offert.

3. Accepte l’échec

Souvent ce qui revient avec le syndrome de l’imposteur c’est cette peur de l’échec : et si je n’y arrivais pas ? et si je devais revenir en arrière ? et si je n’avais plus de revenu ? que va-t-on penser de moi ? Mais quel•le enfant s’est levé•e du premier coup pour marcher ?

Echouer fait complètement partie de l’apprentissage.

L’Univers nous envoie même des épreuves pour nous permettre de comprendre, de dépasser et d’évoluer. Même le processus de guérison n’est pas linéaire : il demande d’avancer, de stagner, de reculer, de se remettre en mouvement, d’approfondir… Lutter contre cet état de fait, c’est refuser de vivre ou s’épuiser pour rien car c’est ainsi que fonctionne le Vivant. Attention, on colle derrière le mot « échec » la banqueroute définitive, mais nous connaîtrons plutôt de petits échecs qui nous font avancer, nous perfectionner.

Je vous invite à écouter cette conférence sur l’échec par le fondateur de Patreon, Jack Conte.

Il est temps de célébrer celleux qui osent, qui essaient. Rien est définitif, pas même l’échec. On peut défaire ce qu’on a fait, on ne retourne en aucun cas en arrière car l’expérience nous a transformé : une offre qui ne se remplit pas, un agenda qui se vide, une collaboration qui échoue, un service qui ne se vend pas, une organisation qui nous épuise, etc.

Selon comment on conte mon histoire, on peut parler de succès. Mais ce n’est que prendre un bout de la lorgnette. J’ai aussi connu des projets qui n’aboutissent pas, des associations malheureuses, des mauvais choix. L’important c’est de se relever.

Mettons tout le soutien, le réconfort et l’amour du féminin, de notre archétype de la Mère, au service de nos expériences. Parlons-nous comme nous parlons à notre enfant (intérieur ou non) en l’encourageant plutôt qu’en le dévalorisant. Soyons notre premier soutien car si nous nous soutenons pas, l’Univers et les autres ne pourront pas le faire non plus.

4. Suis ton intuition

… et le ciel t’aidera. Là est l’énergie du féminin dans cette transformation du doute à la confiance. En suivant notre intuition, nous sommes aligné•es à nos désirs profonds. En agissant nous permettons à la Vie de nous soutenir. C’est la Loi de la résonance : nous attirons les vibrations proches de la notre. Dans co-création, il y a « co » (=avec).

Cela demande alors de faire notre part du travail pour que l’Univers fasse la sienne.

Si nous avons un grand élan à mener un projet, une activité, un évènement, s’il vient vraiment de notre intuition, alors nous pouvons faire confiance. Nous serons soutenu•es.

Comme toute recette, chacun•e la sienne, il n’y en a pas d’officiel. Mais on peut en tester une ou plusieurs pour faire la nôtre, celle qui aura le plus de goût et nous donnera le plus de plaisir.

Dans tous les cas, Jeune fille et Mère sont les meilleurs archétypes, les meilleurs phases du cycle pour le faire. Elles nous apportent la confiance, l’élan et l’amour de nous-même pour nous transcender.

Et toi ? Tu en es où du syndrome de l’imposteur ?

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